De si haut, s'observer sans rien comprendre. La bouche au coeur, les reins écharpés pour l'occasion.
En vain, rechercher le creux au sein de tous les autres. Se sauver de leurs étreintes, si elle n'en. Sursaute pas, elle se noiera, elle nagera à contre-courant dans la cuvette. Les cheveux, les poils, les ongles. Maintenus - tendus de tout leur long, les paluches trop occupées à oublier les bonnes manières. Garce, et le soleil. Et l'été, et les siestes, et l'herbe, et les noyades. Garce, et tes sourires, et le feu qui consumait ce bonheur dont tu ne te rassasiais pas.
J'ai perdu l'inspiration. Une fois de plus. Elle était là, juste là, attrape-la, rattrape-la. Plus loin, plus vite, plus haut, plus vite, trop. Tard. Et la voici, et la voilà. Coincée là-haut, redescendre sur ses quatre fers, à présent, palpitations de supermarché, palpitations de fin de soirée, son regard, le nouveau, s'y pendre, mon bras, mon bras. Comment compter. Le ballon de l'estomac, ne t'envole plus, fais taire l'angoisse. Et, toute entière. Balance-toi avant que le coeur. Ne se lasse, qu'il ne se fasse. La malle - double-consonnes à contre-temps.
Trop réfléchir tue le rythme.
Et puis, et puis. Si vous avez douze euros pour un bouquin, comme ça, des fois que. Le Petit Corps, Corinne Solliec, éd. Gallimard. Incroyable, il m'est tombé pile poil ongle. Au moment même où, entre les griffes, je l'ai dévoré tout entier d'une traite, laissé les os au chat. Le troisième tiers vaut bien deux tu l'auras. Et le reste, c'est juste comme ça, des fois que le coeur ne lache.
Hey, quelqu'un, hey quelqu'un, au moins on ne pourra pas dire. Que je n'ai pas hurlé, prendre rendez-vous je ne sais pas.
Et rire. Et se retourner de joies à en perdre la tête. Vivre, s'étouffer de sourires aux alouettes.
Faire patte blanche - dents élimées à lacérer. Et, timorée sans doute, hésitante et tremblante, déposer les armes - garder tout de même la lame froide contre ses mollets, on ne sait jamais. Advienne que pourra, danser, danser, danser. Ne plus se laisser. Effrayer par le sommeil et tout le reste.
Et voilà.
C'est un peu noir, c'est vrai, mais c'est déjà plus sobre et plus lisible - je crois j'espère.
Ordonner, un peu, ranger. Les voix et les images et l'univers.
Un. Deux. Trois. Exhorte-toi. Les doigts à l'estomac, vous reprendrez bien encore un peu d'air. Avec votre thé, un sucre, dix sucres, ou mille et cent.
Lamentable, suivante, dans le creux des reins un souffle, sur le rebord de la fenêtre, il manque la fumée de l'araignée, mollets, cuisses, et soupirs, ramenés sous le menton, tout contre soi, dans le lit, déjà il ne l'aime plus, qu'importe, la nuit, ses bras pour éviter la bile, je vous en prie, elle vous envie, sa peau, encore quelques secondes d'insomnie, promis, pour qu'elle revienne. Cène et saute, au fond, bien loin, l'aliénation et sa disparition, son oubli total, et. Phémère. Que l'illusion même, que la folie et toutes ces choses que l'avoine égrène. Que la voix. Se traîne, qu'elle s'éteigne et qu'elle profite. De la veilleuse au coin de l'oreiller.
Demain - on est demain - je tâcherai de changer la playlist et de mettre [onceshot.net] en ligne.
Et puis, et puis. Contente de vous relire, mine du tout au tout.
Bon.
Laissez-moi un moment, laissez-moi juste encore. Quelques jours.
Doucement, légèrement vacillante sur mes guibolles de fin d'été. L'automne que je n'ai pas vu arriver, toute cette histoire que je n'ai pas senti se briser sur mon crâne de petite imbécile.
Je vais me bouger, me secouer les plumes, arrêter le mal-être et les indécisions.
Dans quatre semaines, je pars seule au Japon. D'ici-là. J'aurai retrouvé la vie. D'ici-là. J'aurai fait de l'ordre pour de vrai, j'aurai classé tous ses baisers en quatrième de couverture. J'aurai payé mes factures, terminé mes manuscrits, repris le dessin et la photographie.
Redécorer l'endroit, le repeupler et créer des appendices. Apprendre pour le fil rss machin truc.
Je me serai reposée. Balancer mes cauchemards et mes insomnies. Me démener à vivre. Boire, rire, hurler. Retrouver. La Laure - quel prénom antipathique - d'avant cette soirée au bord du feu, sa main dans la mienne, mon coeur à tout rompre.
Hey, les gens. Me revoilà, mais je ne sais pas. Si vous êtes toujours là.
Drôle de mois que ces semaines.
Vivre sur les nerfs, comme ça, pour voir. Et ratterrir. Ivre, tremblante, et vacillante. Sur des guibolles trop saoûles de souvenirs. De trucs qui commencent par elle-ne-sait-qui, elle-ne-sait-quand, elle-ne-sait-où. Bribes de bris de verres dans la. Caboche.
Au menu. Endives bouillies arrosées de vin - asse. Blanche et rouge, à n'en plus trouver. Le chemin dans son manteau. Maïs grillé, soufflé de sel au barbecue, sur fond de whisky, d'X-Drink et de Coca, gracieusement offert par son regard en biais. Barbecue sur grill d'appoint, marshmallows, pain et chocolat, tout en même temps, aux émanations d'absinthe. Curry vert, bonbons et sucre de pacotille, noyés dans le vin blanc et le whisky. Aux quantités empiriques, mêlées de churros, de glace au chocolat 0%, et de cuillères de Ketchup. Et, pour le dessert des jours sans sommeil. Biscuits aux céréales, gaufrettes au rhum, entre dix ou onze verres de gin et de grappa. Servis avec. Pas le choix, du flan. Flou de soirées à s'en retourner la peau de bien-être.
Twist and Shout. D'électrochocs, un, deux, trois, et puis.
Raconte-moi.
Observer, du coin des sens. Du coin de tous ces mots qui se déversent - je t'en prie, panse l'hémorragie.
Penser, un peu.
Mais qu'importe, mais qu'importe. Imperdable au coeur et diable au corps. De tous ces gens, des têtes blondes aux rousses et brunes.
Et puisque. Et comme si. Ca ne suffisait pas, me voilà bientôt filée. En Irlande, avec Camille - ça rimerait presque.
Tralala. La.